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Madagascar Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-10-2009


Dernier vestige géologique de la grande dérive des continents baptisés Gondwana, Madagascar aime cultiver le mystère de ses origines. L’île, suggère-t-on, est une création divine : sa superficie de 592 000 km2 épouse l’étrange forme d’un pied gauche (dont les îles satellites seraient les orteils), comme l’empreinte antique d’un géant facétieux …

Ancrée à 400 km de la côte orientale du continent Africain, Madagascar est cependant le concentré d’une civilisation austronésienne métissée aux cultures bantoues, arabes et européennes, dont la fondation, attestée par nombre de récits de navigateurs et certifiée par les archéologues, remonterait vers la fin de la première décennie chrétienne. Repères de ce creuset culturel : la langue malgache dont l’étymologie et la morphologie sont communes à tous les habitants malgré ses variantes dialectales ; et une population distribuée, à partir de l’annexion française de 1896, en 18 « ethnies », mais dont les différents marqueurs communs de civilisation – que sont le riz, le zébu, la circoncision , le rapport aux Ancêtres – témoignent en faveur de groupes humains homogènes. Leurs sociétés se sont définies par rapport à l’environnement respectif de leur établissement , et sont donc certainement plus nombreuses dans leur structuration.

L’histoire de Madagascar s’inscrit dans la grande aventure des échanges marchands qui se nouent, dès le Xè siècle, entre les différents états et royaumes qui bordent les rives de l’Océan Indien occidental ; alors considéré comme une mer interne. L’île se constitue elle-même en plusieurs royaumes , dont l’unification s’achève au 18è siècle sous la monarchie merina d’Andrianampoinimerina. Elle entame , dès lors , des relation diplomatiques avec le monde occidental, dont les péripéties la font devenir colonie française de 1896 à 1960. Depuis son retour à l’autonomie, Madagascar a opté pour le modèle le démocratie parlementaire occidentale, et à partir de la moitié du XXè siècle , son histoire contemporaine calque les chroniques économiques et politique du monde moderne, la dernière mutation marquant le tournant du libéralisme économique.

A l’image de la population mélangée, la nature est caractérisée par un ensemble d’ écosystèmes variés , abritant des espèces particulières dont le degré d’endémicité est de 80% pour la faune, et de 90% pour la flore.

Que vous soyez touriste en recherche d’exotisme, sportif en prospection de sensations fortes, scientifique en mal d’études ou intellectuel curieux de culture et d’artisanat, au cœur de chacun de ses mystères, Madagascar répond à chaque attente de ses visiteurs les plus exigeants. Une épine dorsale de hauts sommets sépare Madagascar en deux parties dissymétrique : la bande littorale de l'est , sous les influences des alizés, où la forêt tropicale et omniprésente ; et le versant ouest qui inclut deux grands bassins sédimentaires, et possède de vastes plateaux calcaires ou gréseux. De part et d’autre de cette ligne de partage, les hautes terres sont un enchevêtrement de reliefs souvent meurtris par l’érosion.

Les lieux de découverte ou d’approfondissement scientifique se situent au cœur de chaque rainure végétale de chaque mutation animale. C’est le règne des lémuriens, des insectes et des oiseaux, d’un millier de variétés d’orchidées mais également des plantes médicinales aux mille vertus encore inexploitées et préserver …

La rencontre des populations se réalise pleinement à travers l’accueil de l’habitant, visite de musées ou chinage chez les bouquinistes, mais aussi en assistant aux cérémonies traditionnelles encore en usage dans de nombreux lieux. Contes ou interdits, parlent, à leur manières, d’une civilisation en cours de mutation mais dont l’attache aux ancêtres est primordiale.
L’aventure vous appelle au détour d’une tombe oubliée de pirates, se niche dans chaque infractuosité de façade calcaire ou gréseuse à escalader, au fond de nombreuses grottes à explorer et d’impétueuses rivières à descendre. Des boutres à la charrette à zébu, Imprévu et défis physiques vous guette à chaque instant…
L’exotisme, bien évidemment synonyme de soleil, mer, de plage et de relaxation, est réparti essentiellement sur un littoral totalisant 5000 km. Chaque écrin balnéaire est autant de petits paradis à découvrir.

Une histoire de peuple

Ancrée à 400km de la côte orientale du continent africain, Madagascar est cependant le concentré d’une civilisation austronésienne métissée aux culture bantoues, arabes et européennes, dont la fondation , attestée par les archéologues, remonterait vers la fin de la première décennie chrétienne. Produits de ce creuset culturel : la langue Malagasy dont l’étymologie et la morphologie sont commune à tous les habitants malgré ses variantes dialectales ; une population distribuée en 18 « ethnies », mais dont les différents marqueurs communs de civilisation - riz, zébu, circoncision… - témoignent en faveur de groupes humains homogènes. Leurs sociétés se sont définies par rapport à l’environnement respectif de leur établissement , et sont donc certainement plus nombreuses dans leur structuration . Après un siècle de christianisation, les Malagasy sont désormais à majorité chrétienne tout en conservant une place primordiale à leur Ancêtres.

Arts funéraires:pour aller à sa rencontre, on peut privilégier l’accueil chez l’habitant, pouvant donner l’occasion d’assister aux cérémonies traditionnelles encore en usage dans de nombreux lieux. Contes ou interdits, parlent , à leur manière, d‘une civilisation en cours de mutation mais dont l’attache aux Ancêtres est primordiale. Etant appelé à devenir Ancêtre ou « Razana »un jour, le Malgache accordera la plus grande attention à sa demeure définitive auprès de laquelle sa maison « terrestre » ne sera jamais qu’un lieu de passage. On ne s’étonnera pas que, dans certaines ethnies, il soit véritablement question d’Art funéraire (ex : chez les Betsileo, Antanosy, Mahafaly….)

Les cérémonies traditionnelles comme le « Tsanga-tsaina » dans l’Antakarana , le « Fanompoambe » des Sakalava du Boina ou le « Fitampoha » qui rassemble les Sakalava du Menabe, mais aussi FESTIVALS ….

La culture gastronomique se déploie autour u du riz, céréale emblématique de Madagascar qui détient le record de consommation au monde. Il fait ainsi l’objet de nombreux proverbes (« L’amour est comme un jeune plant de riz : transplanté, il repousse ailleurs »)et se compose de nombreuses variétés, dont le «Rojomena » endémique au goût de miel et au parfum de noisette. La cuisine malgache a ses grands classique tels le « romazava » ou le « ravitoto » mais aussi ses spécialités à découvrir .

Les sites et monuments classés permettent également de rencontrer l’histoire malgache .

L’Artisanat parle également des métissages et confrontations multiples, qui sont , en quelque sorte, la vocation de Madagascar ; petites villes ou villages ont fini par s’assimiler à leur spécialité tant la créativité et le talent malgaches savent tirer le meilleur parti des divers matériaux possibles : terre, bois, fibres, métaux, pierres, peau et cornes de zébu, tissus…. Certaines pratiques artisanales sont, toutefois, devenues quasi emblématiques du pays : l’ART ZAFIMANIRY pratiqué par une population de l’est , classé Patrimoine Immatériel par l’UNESCO; le PAPIER ANTEMORO issu d’un procédé traditionnel à la civilisation arabico -malgache des « Gens-du-rivage » du pays Antemoro ; la Soie Sauvageou « landibe » dont la production se retrouve, aujourd’hui, essentiellement sur les Hauts-Plateaux. L’ART FUNERAIRE, dont les fameux « Aloalo », surout pratiqué par les populations du sud chez les Antanosy, Antandroy, Mahafaly ou Sakalava du Sud-Ouest.

La faune de Madagascar

faune de Madagascar

La faune de Madagascar se différencie de celle du continent africain tout proche par son très fort taux d’endémisme et l’absence de grands fauves.

Les invertébrés comptent plus de 100.000 espèces dont certaines sont bien connues des collectionneurs comme le plus grand papillon du monde, la Comète dotée de deux traînes dépassant 20 cm, ou le grand phasme dont la femelle atteint 25 cm.

Mais la palme de l’originalité pourrait tout aussi bien échoir au scarabée girafe rouge et blanc, ainsi appelé à cause du cou démesuré des mâles. Chez les reptiles et les batraciens, 95% des espèces sont endémiques. Les grenouilles peuvent avoir des couleurs inattendues allant de la « tenue » toute militaire de la Scaphiophryne Marmorata au rouge écarlate du Discophus Antongili.

Les caméléons sont emblématiques de la Grande Ile au même titre que les lémuriens puisque ici vivent les deux-tiers des espèces connues, de la plus petite (moins de 10 cm) à la plus grande (plus de 70 cm). Les tortues terrestres, dont la tortue radiée et celle à soc sont des espèces menacées et de ce fait elles bénéficient d’une très attentive protection.

Chez les 285 espèces recensées d’oiseaux, plusieurs familles sont endémiques. Les Vangidae se sont diversifiés en 14 espèces se singularisant par la taille, les couleurs, la forme du bec. La même constatation peut être faite avec les Couas où se distinguent le Coua géant qui se déplace au sol, et le Coua huppé considéré comme le plus bel oiseau de l’île. Dans les 20 espèces de rapaces se détachent le serpentaire, le hibou rouge, et le Pygarque de Madagascar proche de l’aigle américain à tête blanche, et dont il ne subsisterait plus qu’une quarantaine d’individus.

Les carnivores comptent 7 espèces sauvages, toutes endémiques. Le plus grand d’entre eux, le Fosa, a le profil trapu d’un petit puma et atteint 1,50 m avec sa queue. Chez les insectivores, le Tenrec ressemble à un hérisson qui dépasserait la taille d’un lapin, mais ne sait pas se mettre en boule. Les mammifères les plus représentatifs de Madagascar sont enfin les lémuriens, des prosimiens primitifs qui ont préservé quelques traits des insectivores.

Diurnes ou nocturnes, de la taille d’une souris à celle d’un garçonnet, ils ont littéralement « explosé » en une myriade d’espèces et de sous espèces dont l’inventaire n’est pas clos puisqu’on continue d’en découvrir. C’est le cas du Lepilemur Seali, du Lepilemur Mitsinjonensis, du Mirza Zaza nocturne de 300 gr ou du Microcebus Lehilahitsara. Mais le plus rare des lémuriens malgaches reste l’Aye Aye, sauvé de la disparition en 1966. Un bien étrange animal dont on a dit qu’il rassemble les dents du lapin, les oreilles de la chauve souris, les soies du sanglier, les mains du singe et la queue du renard !

La flore de Madagascar

flore de Madagascar

Madagascar a fasciné plusieurs générations de naturalistes à un point tel que certains, comme Alfred Grandidier, lui ont consacré pratiquement toute leur vie active. Du Bush aride du Sud aux luxuriantes forêts de l’Est, la Grande Ile connaît une grande variété d’altitudes, de températures, de pluviométrie, dont les gradients se combinent en d’innombrables niches écologiques.

L’Ouest est le royaume des baobabs dont Madagascar compte 7 espèces contre 2 pour l’Australie et une seule pour toute l’Afrique. Les végétaux ont ici des formes inattendues comme les euphorbes en pin parasol, les lianes dont les tiges n’apparaissent qu’en saison de pluie, ou encore les pachypodium rappelant des bouteilles à long col.

Dans le bush du Sud, les didieracées aux allures de cactus géants peuvent former de véritables forêts impénétrables. Les pachypodium tantôt rampent à même le sol, et tantôt lancent au ciel leur fût atteignant 5 ou 6 mètres de haut. Les rameaux en chapelet de l’Euphorbia Alluandi ont quant à eux valu à cette plante le surnom bien trouvé d’arbre-saucisse ! Comme l’a si bien décrit cet officier des premiers temps de la pacification française, « c’est de l’irréel. Pas une plante, pas un arbre qui ait un aspect familier. On marche en pleine forêt, mais une forêt de rêve sous-marin, une forêt d’arbre sans feuille ». Mais qu’on ne se représente pas le Sud comme une immensité fantasmagorique réservée aux seuls amateurs d’émotions fortes ! Dans les 38 espèces d’Aloès par exemple, l’Aloès Vaombe est peut-être une des plus belles plantes de Madagascar. Elle peut porter jusqu’à cent grappes de fleurs écarlates embrasant tout le paysage desséché qui l’entoure.

Dans les forêts de l’Est et du Nord Est on se fraie son chemin dans une végétation surgie de partout, des rochers et du sol comme des troncs et des branches. On a dénombré ici plus de mille variétés d’orchidées dont certaines se sont liées à jamais à une anecdote. Etudiant l’Angraecum Sesquipedale qui possède un éperon de 35 cm, Alfred Russel Wallace avait conclu qu’il devait bien exister un insecte possédant une trompe de cette longueur, capable d’y butiner le nectar. Ce n’est que quarante ans plus tard que ce papillon doté de la fameuse longue trompe enroulée sous sa tête fut découvert. On le baptisa Xanthopan Morgani Praedicta en hommage à la conviction de Wallace

Source : Office National du Tourisme de Madagascar