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« TENY IFAMPIERANA »: Les tendances sont pour la conférence nationale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-03-2010
La plupart des propositions émises par les participants du « Teny Ifampierana » tendent vers la tenue d’une conférence nationale et la mise en place de la commission électorale nationale indépendante avant l’organisation des élections. En marge de leurs interventions, certains participants ont fait part de leurs réactions à chaud.

Hery Rakotobe (Grad Iloafo) : Nous avons déjà adopté le principe que là où il y a possibilité de discuter de la sortie de crise, nous sommes toujours prêts à apporter notre contribution. Nous sommes donc ici à ce « Teny ifampierana » pour apporter notre vision et nos propositions pour que Madagascar puisse retrouver la paix et la sérénité et que la crise soit résolue. Cet atelier, d’après l’invitation que nous avons reçue, est organisé pour que chacun apporte sa solution. Pour nous, la solution la plus appropriée est l’organisation de la conférence nationale après l’échec des négociations de Maputo et d’Addis Abeba. Cette conférence nationale devrait se prononcer sur la feuille de route de la Transition, les élections et toutes les institutions en vue de l’avènement de la 4è République. La réconciliation nationale devrait aussi figurer à l’ordre du jour de cette conférence nationale

José Andrianoelison (Ceres) : Je tiens d’abord à préciser que je suis ici à titre personnel mais je ne représente pas le Ceres même si j’en suis le coordonnateur national. Lorsque j’ai reçu mon invitation, je me suis réjoui du fait qu’on va pouvoir enfin trouver une solution à la crise actuelle. Malheureusement, d’après ce que j’ai pu constater dans la salle de réunion, les organisateurs donnent l’impression de ne pas maîtriser la situation. Leurs méthodes de travail ne me conviennent pas et c’est pourquoi j’ai préféré sortir. Mais cela ne veut pas dire que je renie tout ce qui pourrait être décidé à l’issue de cette réunion. Pour moi, l’essentiel est que les uns et les autres aient pu s’exprimer et j’espère que cet atelier sera la première et dernière réunion qui décidera des solutions idoines de sortie de crise.

Samuel Ralaidovy (Arema) : L’Arema a toujours été présent aux différentes réunions qui ont été organisées pour une recherche de solution à la crise… excluant toutefois le retour de Marc Ravalomanana au pouvoir. Actuellement, nous avons un cadre ouvert à toutes les sensibilités pour discuter des bases de l’avènement de la 4è République. Nous pensons que c’est une initiative louable du pouvoir de transition. La dispute stérile des quatre chefs de mouvances reste leur propre affaire, mais il y a urgence de trouver une bonne fois pour toutes une solution à cette crise…

Roland Kolo (Notable du Menabe) : « Je trouve que l’organisation de cet atelier est une initiative louable. C’est le moment ou jamais pour tous ceux qui ont des idées concernant la sortie de crise de s’exprimer. Car cette crise a occasionné trop de dégâts pour le pays. Tout le monde doit maintenant réfléchir sur le redressement national et non sur des histoires de sièges. Nous connaissons tous les grands problèmes qui demandent à être résolus actuellement, ne serait-ce que le chômage grandissant dans de nombreuses localités du pays… ».

Jean-Eugène Voninahitsy (RPSD Vaovao) : A défaut de conférence nationale, on aurait pu organiser cet atelier à la place bien plus tôt. Je pense, malgré tout, que l’occasion se présente pour tout le monde d’émettre ses propositions de sortie de crise. Pour le RPSD Vaovao, nous pensons qu’il faut passer par la conférence nationale qui devrait se prononcer sur la nouvelle Constitution, le nouveau code électoral et la mise en place de la Ceni. Nous espérons aussi que la question de l’amnistie pour tous les détenus et condamnés politiques sera examinée par cette conférence nationale. Après quoi, il faudra faire le référendum constitutionnel, les législatives et enfin les présidentielles. En attendant, nous préconisons la mise en place immédiate d’un gouvernement d’union nationale ».

Mara Niarisy (USDM) : Dans la mesure où cet atelier a comme objectif de retracer la feuille de route de la transition vers la 4è République, nous pensons qu’il faudrait d’abord mettre en place le gouvernement d’union nationale avant la fin de ce mois. En avril, on devrait organiser une conférence nationale pour la nouvelle Constitution, le nouveau code électoral et la détermination des attributions et du fonctionnement de la Ceni. Le référendum constitutionnel devrait se tenir au mois de mai, suivi des législatives en juillet et des présidentielles vers le mois de septembre .

Lanto Rakotomavo (TGV) : Puisqu’on parle de feuille de route, nous proposons la mise en place immédiate de la Ceni pour lui permettre de s’organiser en vue des législatives prévues en mai prochain. Après cette élection de l’Assemblée nationale constituante, il faudrait se pencher sur l’organisation d’une conférence nationale. Les élections présidentielles devraient se dérouler dans le courant du mois de septembre.

Pierre Andrianantenaina (Farimbona) : « La Ceni devrait être mise en place avant la fin du mois d’avril prochain au plus tard. L’élection prévue au mois de mai pour l’Assemblée constituante ne nous pose pas de problème, mais elle doit être suivie, au plus tard à mi-juin de la formation d’un nouveau gouvernement. Après la constitution de ce nouveau gouvernement, une conférence nationale devrait être organisée, laquelle se penchera notamment sur le projet de nouvelle Constitution et la question de la réconciliation nationale. L’élection présidentielle devrait avoir lieu au mois de septembre ».

Alain Ramaroson (Masters et FCD) : Il faudrait commencer par un référendum qui légitimera et légalisera les pleins pouvoirs reçus par le président Andry Rajoelina du directoire militaire de l’époque. Sans quoi, la présidence de la Transition fera toujours l’objet de critiques et de remise en question. Après ce référendum, on devrait passer à la tenue d’une conférence nationale qui déterminera la Constitution et les autres lois qui régiront l’organisation des futures élections. Mais avant tout cela, on devrait procéder à la mise en place de la Ceni…

Source: Les Nouvelles du 05 Mars 2010 par Miadana Andriamaro

 
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