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Mise à jour sur le programme de la Banque mondiale à Madagascar Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-07-2010

21 juillet 2010—La Banque mondiale a récemment clôturé son exercice fiscal 2010 (juillet 2009-juin 2010) en établissant un nouveau record en terme d’engagements, et ceci surtout pour la Région Afrique.
En effet la Banque mondiale a mobilisé 11,5 milliards de dollars américains pour aider le continent dans son développement économique et pour faciliter une reprise rapide à la suite de la crise financière mondiale. « L’Afrique est aujourd’hui l’uns des premiers continents à émerger de la crise avec des perspectives de croissance solide comparables au niveau enregistré durant la période d’avant-crise, et je suis fière de constater que notre institution a contribué à cet effort », déclarait récemment Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique. Malheureusement, Madagascar n’a pas pu participer à cet essor pour cause de crise politique.

Bilan de l’année fiscale écoulée
La Banque mondiale n’est cependant pas restée sans réaction face à la dégradation de la situation économique et sociale sur la Grande Île et surtout à ses conséquences pour les populations les plus démunies. En effet, la Banque a continué les décaissements de plusieurs opérations déjà existantes, pour leur caractère humanitaire et leur impact direct auprès des populations les plus pauvres. Ces projets portent sur le VIH/Sida, la nutrition, la sécurité alimentaire, l’environnement, le développent rural, le projet bassins versants et périmètres irrigués, le transport rural, une composante du projet pôles intégrés de croissance et le fonds ACGF pour la micro-finance.
Par ailleurs, au niveau analytique la Banque mondiale vient de terminer, en concertation avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers de la place, un recueil de notes de politique économique qui vise à encourager le débat sur les enjeux économiques et prioritaires du pays (disponible sur ce site web). En parallèle, ses équipes poursuivent également un effort d’étude important sur les thèmes de la gouvernance, le défi urbain, la commercialisation agricole, l’environnement, la santé et le climat des affaires.

Perspectives pour la nouvelle année fiscale
L’année fiscale qui commence (juillet 2010-juin 2011) est la dernière du cycle tri-annuel des fonds fortement concessionnels (dénommés « IDA 15 ») que la Banque mondiale alloue aux pays les plus pauvres. Dans ce cadre, Madagascar s’était vu allouer à titre indicatif un financement d’environ 600 millions de dollars sur la période allant de juillet 2008 à juin 2011, pour financer des projets inscrits dans un cadre de partenariat stratégique. Jusqu’à présent, Madagascar n’a pu obtenir qu’une partie de ces fonds, soit 85 millions de dollars, pour des projets approuvés avant la crise. Les règles générales définies par les pays contributeurs de l’IDA stipulent que les financements disponibles qui ne pourront pas être utilisés avant la fin du cycle devront être progressivement réalloués à d’autres pays. Cette règle évite que ces financements très concessionnels soient perdus. Par ailleurs la détérioration des indicateurs de performance de Madagascar, et notamment ceux portant sur la gouvernance, risque de réduire la part des fonds futurs (l’IDA 16 est en cours de négociation) auxquels le pays pourrait aspirer.
La Banque mondiale ne perd cependant pas espoir que le pays puisse avancer rapidement vers une résolution de la crise politique et bénéficier des financements tant nécessaires pour son développement.

 
Liban: au pays de l'eau, il faut souvent payer pour boire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-03-2010
AMCHIT (Liban) (AFP) - Rose Hatem doit acheter deux fois par semaine de l'eau pour ses besoins quotidiens. Et pourtant la maison de cette sexagénaire borde la Méditerranée et n'est qu'à une courte distance de l'un des plus longs fleuves du Liban.

Même si les poètes décrivent le pays comme celui du "soleil et de l'eau", l'accès à l'eau potable et courante reste un véritable cauchemar pour un grand nombre de Libanais qui doivent l'acheter en raison du gaspillage et d'un réseau d'assainissement, de distribution et de stockage inexistant ou inefficace.

"J'achète de l'eau depuis mon arrivée ici voilà 14 ans", raconte à l'AFP Mme Hatem dans son village d'Amchit, au nord de Beyrouth. "Durant l'été, lorsque la demande est trop forte pour les camions-citernes, je me retrouve souvent sans une seule goutte pendant plusieurs jours". Pourtant, le Liban (quelques 4 millions d'habitants) est l'un des rares pays au Moyen-Orient considéré comme riche en eau.Bordé à l'ouest par la Méditerranée, et frontalier de la Syrie et d'Israël, ce petit pays possède 40 cours d'eau, 2.000 sources et de nombreuses cascades résultant de la fonte des neiges.

Mais la guerre civile (1975-1990) suivie de plusieurs années de crises politiques ont mis en veilleuse cette question. Les droits sur l'eau sont aussi une source de conflit entre le Liban et Israël où cette ressource est moins abondante.

"Alors que nous célébrons la Journée mondiale de l'eau lundi, nous devrions pouvoir exporter cette ressource plutôt que de la voir diminuer petit à petit", dit Antoine Issa, le maire d'Amchit. "C'est une bénédiction et nous ne savons pas l'apprécier", déplore-t-il. Pour de nombreux experts, le Liban doit rapidement prendre les mesures nécessaires pour protéger ses ressources, sinon l'eau manquera bientôt.

 
Les Verts : troisième force électorale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-03-2010

À l'issue du résultat du premier tour des élections régionales 2010 en France, l' Europe écologie a obtenu 12,5 %, juste devant le Front National à 11,7 % et le Front de gauche 5,9 %. Les verts, en recul par rapport aux européennes, s'inscrivent dans le paysage politique comme troisième force électorale, devançant le FN et le Modem. Ils obtiennent des scores plus élevés dans certaines régions, comme en Ile-de-France (16,58 %). Sur Paris, la liste de Cécile Duflot dépasse même les  20%.

Le rassemblement d'Europe Écologie regroupe Les Verts, les régionalistes de la Fédération régions et peuples solidaires, des démissionnaires du PS ou des dissidents du PCF, des membres d'associations écologistes, ainsi que des personnalités de la société civile comme le chercheur Philippe Meirieu, la magistrate Laurence Vichnievsky, le responsable de la Confédération paysanne François Dufour ou le diplomate et résistant Stéphane Hessel. On retrouve également diverses personnalités associatives ou politiques comme Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, Emmanuelle Cosse, ancienne présidente d’Act Up, Robert Lion et Bruno Rebelle, respectivement ex-président et ex-directeur de Greenpeace France.Fort de son succès aux européennes de juin 2009, le Rassemblement de l'écologie qui garde pour cette élection le nom "Europe Écologie" présente des listes dans toutes les régions, sans s'allier aux autres partis, mais en intégrant à titre individuel des candidats qui en sont issus.

L'élection régionale en France permet d'élire les conseillers régionaux qui vont siéger au conseil régional pour un mandat, en principe, de six ans. Le premier tour des élection a eu lieu le 14 Mars 2010, le deuxième tour le 21 Mars 2010, seules les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se maintenir au second tour de scrutin et éventuellement fusionner avec les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.

Source: France2, http://fr.wikipedia.org/wiki/Élections_régionales_françaises_de_2010

 
L’accaparement des terres en Amérique latine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-03-2010
GRAIN, mars 2010

En Amérique latine, comme partout ailleurs dans le monde, les communautés subissent actuellement une nouvelle forme d’invasion de leur territoire. Les envahisseurs ne sont pas les descendants des conquistadors européens qui s’approprièrent les terres, accumulèrent les esclaves et pillèrent les domaines coloniaux. Ce ne sont pas non plus les grands finqueros (propriétaires de grands domaines) des 19 et 20èmes siècles qui agrandirent leurs propriétés en taillant dans les territoires des peuples indigènes et en créant de vastes plantations destinées à produire et exporter des marchandises telles que la canne à sucre, le café, le cacao, la banane, le sisal, la résine, le caoutchouc et les bois tropicaux. Le système s’appuyait sur ce qu’on a appelé le « travail gagé », autrement dit un travail forcé, exercé dans des conditions dignes de l’esclavage. Les nouveaux propriétaires fonciers ne sont pas non plus ceux qui ont introduit l’agriculture industrielle en Amérique latine et exploité les savoir-faire ancestraux des populations locales afin d’adapter leurs méthodes au nouvel environnement et au climat.

Ces personnages s’étaient enracinés sur “leurs” terres et leurs domaines ; ils étaient physiquement présents et politiquement puissants dans la région. Ils se battaient sans cesse entre eux pour consolider leurs fiefs, provoquant de nombreuses victimes chez les soldats. Ils se faisaient des ennemis ou forgeaient des alliances pour étendre leur mainmise sur l’eau, la main d’œuvre, le commerce, les élections, les politiques publiques et l’accès aux terres, sans se préoccuper le moins du monde des droits et de la vie d’autrui. Toutefois, ces grands seigneurs vivaient sur leurs domaines ou du moins s’y rendaient fréquemment et ils étaient de ce fait obligés de faire face personnellement à la résistance et aux rébellions des populations qui avaient été envahies et dépossédées de leurs biens. Il ne viendrait à l’idée de personne de les regretter, mais les communautés qui leur résistaient pouvaient au moins le faire de façon directe ; elles savaient contre qui se battre, savaient aussi où et à quel moment il fallait se battre.

L’Amérique latine a une longue histoire de conflits fonciers et de luttes des peuples indigènes pour défendre leurs terres ancestrales. C’est aujourd’hui un nouveau chapitre de cette histoire qui s’ouvre : Une nouvelle razzia sur les terres est en train de se produire en Amérique, mais cette fois, tout se passe à distance et sous un voile de “neutralité”. Aujourd’hui, comme l’indiquent clairement les brochures gouvernementales, les accapareurs de terres avancent l’argument de l’insécurité alimentaire et prennent pour prétexte une crise alimentaire « qui nous oblige à faire pousser la nourriture là où nous le pouvons ; mais même si cela nécessite de délocaliser la production, c’est pour le bien de nos concitoyens que nous rapatrions cette nourriture. » Mais en creusant un peu, on se rend très bien compte que derrière tout cela se cache un monstre financier. Les accapareurs de terres sont en fait de grandes entreprises et des partenariats qui investissent de gigantesques sommes d’argent dans la terre, la production alimentaire, les exportations de marchandises et la spéculation sur les marchés de l’alimentation.

 
2010, l’année internationale de la Biodiversité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-02-2010

L’Organisation des Nations unies a proclamé 2010, Année internationale de la biodiversité pour alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde.

Face aux menaces qui pèsent sur elle (urbanisation croissante, pratiques agricoles, déforestation, pollutions...), la conservation de la diversité biologique est devenue une préoccupation mondiale.

La biodiversité, ou diversité biologique, est une notion récente, puisqu'elle date de 1992. Cette notion recouvre l'ensemble des formes de vie sur Terre (la faune, la flore, les milieux naturels mais aussi l'espèce humaine) ainsi que les relations établies entre elles. Préserver la biodiversité, c'est donc préserver les espèces, les écosystèmes et tout ce qu'ils peuvent apporter à l'espèce humaine ; c'est concevoir une utilisation durable des ressources.

Agenda :

  • 21-22 janvier : Inauguration par l'UNESCO à Paris d'une nouvelle exposition sur la biodiversité.
  • 02 février : Journée mondiale des zones humides
  • 21 mars : Journée internationale des forêts
  • 22 mars : Journée mondiale de l'eau
  • 01-07 avril : Semaine du Développement Durable
  • 19-23 mai : Fête de la nature
  • 22 mai : Journée Mondiale de la Biodiversité
  • 05 juin : Journée mondiale de l'environnement
  • 04-08 juin : Les Journées de la Mer
  • 08 juin : Journée mondiale des océans
  • 16-22 septembre : Semaine de la Mobilité et de la Sécurité Routière
  • 18-29 octobre : 10ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB ) à Nagoya (Japon)

Source:www.biodiversite2010.fr

 
Un quart de la récolte céréalière américaine transformée en éthanol Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-02-2010

Près de 107 millions de tonnes de céréales, principalement du maïs, ont servi à produire des agrocarburant aux Etats-Unis en 2009, selon le Earth Policy Institute. Ce qui porte à 26,6% la part des céréales produites aux Etats-Unis transformée en éthanol, alors qu’elle n’était que de 14,8% trois ans plus tôt, rapporte The Ecologist du 25 janvier. Ces 107 millions de tonnes de céréales auraient pu nourrir plus de 300 millions de personnes durant une année. Pour Lester Borwn, le fondateur du Earth Policy Institute, « avec l’augmentation des prix du pétrole, il devient plus rentable de convertir les produits agricoles en énergie pour l’automobile, qu’il s’agisse d’éthanol ou de biocarburant. Dès que le prix d’un produit agricole destiné à l’alimentation décroche en dessous de la valeur de ce même produit utilisé pour produire de l’énergie, alors les lois du marché font que ces produits agricoles iront à l’énergie. »

source: Goodplanet.info